L’immobilier reste le meilleur investissement pour cette année. Cette dernière offre de nombreux avantages, surtout au niveau financier. Toutefois, il est difficile de trouver le fonds pour démarrer son projet immobilier. Heureusement, un nouveau moyen de placement est apparu récemment. Il s’agit du « crowdfunding ». Grâce à cette méthode, il est désormais possible de bâtir son propre immeuble, même sans argent. De quoi s’agit-il ? Et comment fonctionne-t-il ?

Le crowdfunding : qu’est-ce que c’est ?

Le crowdfunding est un nom anglais, signifiant « financement participatif ». Il est apparu pour la première fois vers le XVIIIe siècle. L’aide était représentée sous forme de souscription.

Puis, en 1882, une nouvelle forme de crowdfunding immobilier a vu le jour. L’architecte Antoni Plàcid Guillem Gaudí avait l’intention de construire une grande basilique à Barcelone. Mais comme il n’avait pas les moyens de le faire, il a fait appel à de nombreux investisseurs. D’où, la basilique de « Sagrada Familia » a été financée grâce à des dons et à des financements participatifs. Le terme « crowdfunding » a été surtout défini à partir de l’année de 1985. L’architecte Joseph Pulitzer a collecté des fonds auprès de 100 000 personnes pour la construction du fameux « statut de la liberté ». Depuis, ce nouveau moyen de placement est devenu un phénomène incontournable. Mais de quoi s’agit-il ?

Par définition, le crowdfunding est une sorte de collecte de fonds, dans le but de réaliser un projet. Il s’apparente beaucoup aux méthodes d’investissements ou de prêts bancaires. Seulement, contrairement à ces derniers, il est accessible à tout le monde. Autrement dit, toute personne peut financer un projet, en investissant son propre argent. À cette époque, les artistes sollicitaient le soutien financier des investisseurs pour leurs projets artistiques.

Il existe actuellement, 6 formes de crowdfunding : le don, la récompense, l’investissement au capital, le crowdlending, la production communautaire et le microcrédit.

Le crowdfunding : comment ça fonctionne ?

Le principe du financement participatif est très simple. Lorsqu’une personne a un projet, il va collecter le plus de fonds auprès des investisseurs. Ces derniers vont, chacun, proposer le montant qu’ils vont investir. Leurs parts seront déterminées en fonction de cet apport. Il est à noter que le crowdfunding est valable pour tout type de projet, qu’il soit de nature associative, culturelle, économique ou même personnelle.

En général, le crowdfunding se déroule par l’intermédiaire d’une plateforme de financement. Cette dernière est un intermédiaire entre le contributeur et le porteur de projet. Pour trouver des fonds, il suffit de s’inscrire sur une plateforme, de proposer son projet ainsi que le montant envisagé et de trouver les investisseurs. Dès que le montant est atteint, le startupper peut lancer son projet immobilier.

Il existe 3 types de plateformes de financement participatif, dont les plateformes spécialisées, les plateformes axées sur des activités et les plateformes généralistes.
Comme son nom l’indique, les plateformes spécialisées ne s’intéressent qu’à des projets immobiliers particuliers. De plus, la sélection est assez rude. Quant aux seconds types de plateformes, ils mettent surtout l’accent sur certaines activités. De ce fait, si le projet ne rentre pas dans les catégories mentionnées, il est préférable de recourir aux plateformes généralistes. Les services proposés y sont plus larges et accessibles à tout le public.

Le crowdfunding : quels sont ses avantages ?

Le crowdfunding apporte de nombreux avantages, tant pour le porteur de projet que pour l’investisseur.
Pour le porteur de projet, le financement participatif propose une facilité d’accès. Contrairement aux systèmes banquiers ou aux autres moyens d’investissement, les démarches du crowdfunding sont loin d’être complexes. Les parties (le contributeur et le porteur de projet) définissent elles-mêmes les conditions de financement. De plus, grâce à ce type de placement, le porteur de projet peut facilement trouver des investisseurs. Ceci est un réel avantage, sachant qu’auparavant, il fallait faire des concours ou avoir des relations, pour obtenir un financement.

De même, contrairement à l’investissement classique, le crowdfunding ne nécessite aucun engagement de la part des parties. En d’autres termes, les investisseurs n’ont aucun pouvoir de décision concernant le projet. Ils ne font qu’investir leurs argents et d’en tirer les profits (à l’exception des dons). Le promoteur peut donc réaliser son projet, selon sa guise.

Pour le contribuable, le crowdfunding s’avère être un bon investissement. En effet, il peut placer son argent sur un projet bien élaboré et bien étudié. Lorsque le projet sera fructifié, il pourra obtenir des bénéfices (sauf s’il s’agit d’un don). En plus, il n’est pas nécessaire d’avoir énormément de fonds pour s’investir dans le crowdfunding. On peut financer un projet, à valeur de son budget. Les rendements seront aussi équivalents à cet apport.

Le crowdfunding : quels sont ses inconvénients ?

Bien que le crowdfunding soit une méthode de placement très efficace, il comporte aussi quelques inconvénients.
Tout d’abord, il n’est pas très réglementé juridiquement. Comme il s’agit d’un investissement récent, il n’est pas très encadré par la loi. Les principes de fonctionnement sont donc ambigus, voire obsolètes. Du coup, cela accentue le risque d’arnaques ou d’escroqueries. Pour éviter ce genre de situation, il ne faut recourir qu’à des plateformes renommées et assurées. De plus, il faut toujours faire un contrat pour garantir une meilleure assurance.

Ensuite, comme tout autre domaine, un projet n’est pas toujours rentable. Il se peut qu’il ne fonctionne pas ou qu’il y ait des difficultés en cours de réalisation. Dans ce cas, l’investisseur peut tomber dans la perte. Pour y remédier, il faut bien analyser le projet. Si possible, vous devez étudier l’impact de ce dernier sur le marché économique. Vous devez évaluer son succès par rapport à l’offre et demande et vous devez bien vous renseigner sur les capacités du porteur du projet.

Enfin, comme le crowdfunding est ouvert à tout public, il peut mettre le projet d’une personne en péril. En effet, tout le monde peut voir le projet en détail. Son projet immobilier peut donc être dupliqué ou volé par quelqu’un d’autre, ce qui peut poser énormément de problèmes pour celui-ci.