Vous estimez que vos impôts représentent une somme colossale chaque année ? Sachez que l’investissement dans l’immobilier permet de bénéficier d’un allègement fiscal plus ou moins élevé selon la loi de défiscalisation choisie. Zoom sur les différents dispositifs existants actuellement.

La loi Pinel : la plus connue des investisseurs

La loi scellier n’est plus en vigueur. Elle a été remplacé par la loi Pinel aujourd’hui. Quoiqu’on peut constater quelques similarités entre ces deux dispositifs. Si vous voulez plus d’informations sur le sujet, rendez-vous sur  www.reduire-ses-impots.net.

La loi Pinel a été mise en place par le gouvernement pour encourager les investissements dans le neuf et dans les VEFA. Les conditions ? D’abord, il faudrait mettre en location le logement pendant :

         6 ans pour un allègement d’impôt de 12%

         9 ans pour 18%

         Ou 12 ans pour  21%

Sur 12 ans, vous pouvez réaliser jusqu’à 63 000 euros d’économie d’impôt !

Attention ! Le bien immobilier doit être la résidence principale du locataire.

Ensuite, le prix ne doit pas être supérieur à 300 000 € et le bien immobilier doit être localisé dans les zones A, A bis et B. De même, les loyers sont plafonnés et il existe des conditions de ressources à respecter. Par ailleurs, le plafond des niches fiscales est de 10 000 euros par an par foyer. Contrairement à la loi duflot et la loi robien, la maison acquise peut être louée à un ascendant ou un descendant.

Il y a également le Pinel outre-mer. Le principe est à peu près identique sauf sur deux points :

         Le bien immobilier est situé dans un DOM ou une COM

         La location doit durer 6, 9 ou 12 ans  avec un taux respectivement de 23%, 29% ou 32%

Ce type d’investissement est plus avantageux, car les niches fiscales sont plafonnées à 18 000 euros.

Les dispositifs pour la location meublée

On distingue trois types de dispositifs encore valables jusqu’à ce jour :

         Le dispositif Censi-Bouvard : il faudrait acquérir un bien neuf (ou de moins de 15 ans et réhabilité) et le mettre en location pendant au minimum 9 ans. À la différence de la loi Pinel, le logement doit être loué meublé et faire partie des immobiliers éligibles qu’on appelle également résidence de service : résidence de tourisme, résidence pour personnes âgées, résidence pour étudiants ou EHPAD. Cependant, la valeur du bien ne doit pas excéder 300 000 euros et le plafond fiscal s’élève à 10 000 euros par an. À l’inverse du dispositif scellier, il n’y pas de plafonds de loyer ni de ressources. Ainsi, l’économie d’impôt peut aller jusqu’à 11%. Attention ! Ce dispositif est valable jusqu’à 31 décembre 2021

         Le LMNP ou Loueur Meublé Non Professionnel : ce dispositif permet d’obtenir un abattement forfaitaire de 50% en contrepartie de la location d’un logement meuble à titre de résidence principale

         Et le LMP : le statut de loueur en meublé professionnel permet aux propriétaires de profiter d’un amortissement, d’être exonérés à l’Impôt Sur les Fortunes sur leurs revenus locatifs et de déduire les charges de leur revenu

Les dispositifs de défiscalisation pour les bâtiments anciens

Si vous préférez investir dans l’ancien, il existe également de nombreux dispositifs qui peuvent vous permettre de faire d’importantes économies :

         La loi Malraux : ce dispositif touche les bâtiments anciens à réhabiliter, situés dans des zones sauvegardées (un PSMV ou Plan de Sauvegarde de Mise en Valeur et d’un PVAP ou Plan de Valorisation de l’Activité et du Patrimoine). 22% ou 30% des montants engagés dans les travaux sont ensuite récupérés dans la limité de 100 000 euros par année sur un délai de 4 ans. La condition ? Louer le bien pendant 9 ans. Son atout ? Il n’y a pas de plafond de loyer ! De plus, les économies d’impôt réalisées n’entrent pas en compte dans le plafonnement des niches fiscales

         Les monuments historiques : pour les immeubles classés « monuments historiques », vous pouvez le transformer et le rénover, et le rendre habitable. En optant pour ce placement, l’investisseur peut déduire de son revenu imposable 100% des sommes dépensées pour la remise à neuf du bâtiment, ainsi que les intérêts des emprunts (s’il a emprunté de l’argent pour acquérir et rénover le bien). De même, il n’y a pas de limite de montant et les économies ne comptent pas dans les niches fiscales, tout comme le cas de la loi Malraux !

         Et le déficit foncier : pour un bien ancien à rénover, ce dispositif permet d’imputer les montants des travaux sur les revenus fonciers sans limite de temps. De plus, il est reportable sur 10 ans

Quel est l’intérêt de placer son argent dans l’immobilier ?

Investir dans l’immobilier, c’est avant tout se constituer un patrimoine durable que vous pouvez utiliser à votre guise après votre retraite. Et avec un taux au plus bas actuellement, vous pouvez réaliser une belle affaire. Alors, pourquoi attendre ? N’hésitez pas à vous lancer dès maintenant avant que les taux ne flambent.

En outre, c’est un placement plutôt sécurisé par rapport aux autres placements financiers, alors qu’il offre un bon rendement sur le long terme. En effet, si les loyers sont suffisants, vous pouvez dégager un cash flow et mettre de côté de l’argent pour financer d’autres projets ou pour maintenir un bon niveau de vie après la retraite.

L’immobilier neuf constitue un bon compromis en terme d’investissement. À part les dispositifs de défiscalisation qui permettent de réduire considérablement vos impôts, vous pouvez également avoir l’esprit tranquille pendant au moins 10 ans grâce à la garantie décennale. Eh oui, la maison est garantit et offrira aux occupants un confort optimal. Il serait d’ailleurs plus facile de dénicher des locataires et de proposer un loyer plus rentable (tout en respectant les plafonds imposés par la législation). Toutefois, le neuf coûte un peu plus cher que l’ancien. Si votre budget est limité, mieux vaut se tourner vers cette seconde option. Quoi qu’il en soit, soyez toujours vigilant. Il faudrait acheter au bon moment au bon endroit et à bon prix pour réaliser une bonne affaire.

Mais comment réussir son placement dans l’immobilier ?

Bien sûr, tout investissement comporte des risques. Avant de vous lancer, vous devez étudier si votre projet est vraiment rentable ou non. D’abord, choisissez le secteur d’implantation, déterminez une cible (appartement, maison indépendante, résidence de luxe, studio, etc.) et définissez le type de bien à acheter. Pour séduire les locataires, optez pour un logement situé à proximité des transports en commun, des commerces, des établissements scolaires… Ainsi, vous pourrez louer votre bien à un tarif plus attractif.

En tout cas, pour réussir votre projet immobilier, n’hésitez pas à vous faire assister par un professionnel. Il saura vous accompagner dans toutes les démarches et vous conseillera sur les meilleures décisions à prendre. Pendant la visite, grâce à son expertise dans le domaine, il peut détecter rapidement les vices cachés et évaluer les montants nécessaires pour réhabiliter le bâtiment. Ainsi, vous pouvez avoir une approximation de la somme à investir et déduire si l’investissement en vaut vraiment le coup ou non. Après l’acquisition du logement, il pourra vous aider à le valoriser avant de le mettre en location afin de bénéficier d’un loyer plus intéressant. Et il peut également démarcher des locataires potentiels, se charger de la gestion de votre patrimoine…