Crise de l’emploi, crise du logement, ces formules font quotidiennement la une des journaux. Et pourtant, le lien est rarement fait entre les deux sujets. C’est cette relation qu’a voulu explorer au cours de cette journée le Réseau des acteurs de l’habitat.

Le logement en France est-il vraiment un frein à la mobilité professionnelle et en quoi ? De par son offre insuffisante, son prix, l’appétence des Français à la propriété, les politiques menées, … ? Que constatent les entreprises au quotidien, comment se mobilisent-elles aujourd’hui pour faire face aux disfonctionnements du marché? Les acteurs institutionnels et les collectivités ont-ils pleinement conscience de ces enjeux et comment agissent-ils en conséquence au niveau national ou sur le terrain ? Autant de questions qui seront posées et débattues tout au long de la journée.

La matinée, après un exposé de cadrage pour objectiver la question sous tous les angles, offrira des témoignages d’entreprises et de collectivités locales de zones plus ou moins tendues sur le dialogue qu’elles peuvent instaurer entre elles avant de croiser les points de vue des organisations de salariés, des entreprises, des associations d’élus, de l’USH dans une table ronde.

L’après-midi sera dédiée aux expériences de terrain. Elle cherchera à montrer, à partir d’expériences locales et avec une large diversité d’acteurs (collectivités locales, agences de développement, CCI, collecteurs 1%, opérateurs HLM), quelles réponses logements peuvent être apportées au service de l’emploi.

Une table ronde, politique, réinterrogera en fin de journée la question au niveau national. Quelle articulation trouver aujourd’hui et demain en matière de gouvernance, de compétences, d’outils, de documents, de financements, entre les Régions, les métropoles et les agglomérations pour mieux faire le lien entre l’emploi et le logement ? Plus largement, quelle vision de l’aménagement du territoire peut-on avoir demain pour répondre aussi bien aux problèmes des zones tendues qu’aux soucis des zones détendues ? Quelles priorités, quels moyens activer ou développer pour lever les verrous à la mobilité géographique liés au logement ?