Les recherches présentées ici ont en commun de se situer à divers points de contact du logement et du politique. On ne saurait s’en étonner, tant cette « marchandise impossible », selon l’indémodable expression de Christian Topalov, est indissolublement liée à l’action publique et au politique.

Bien de première nécessité, le logement fait l’objet, depuis la fin du XIXe siècle, d’une intervention publique visant à corriger les déséquilibres du marché, devenu le premier poste des dépenses des ménages, l’élément le plus important de leur patrimoine, mais aussi l’un des principaux marqueurs des inégalités sociales, le logement constitue un enjeu incontournable pour les politiques publiques, régulièrement réactualisées car la situation du logement est, de façon récurrente, décrite sous l’angle de la « crise ».

Parallèlement, l’action publique s’est recomposée. Le passage progressif de l’état fordiste, planificateur et producteur, à l’état régulateur et incitatif, s’accompagne d’un changement d’échelle au profit des collectivités locales.

La tension entre la présence et l’absence du politique se décline différemment dans les contributions, en fonction de la place respective de la transformation du bâti et des populations, mais aussi selon la façon dont ces dernières sont envisagées, dépendantes de l’action publique ou actrices dans leur rapport avec elle. Les chapitres du présent ouvrage reprennent ces différentes façons d’envisager le rapport du logement et du politique.