La vulnérabilité résidentielle peut renvoyer à un ensemble très varié de situations : perte d’un logement suite à une rupture intervenue dans une trajectoire, dégradation matérielle de son habitation, sur-occupation d’un logement, occupation illégale d’un logement, modes d’habiter dans des logements légers et mobiles, etc.

Cette demi-journée a pour objectif d’explorer cette variété des situations de vulnérabilité résidentielle à partir d’une entrée par l’espace. Quand on connaît le caractère territorial des politiques publiques de lutte contre le « mal logement » et le poids des acteurs locaux dans la définition de la « vulnérabilité résidentielle », on ne peut éviter la question des types de lieux où l’on observe des modes d’habiter qui entrent dans cette catégorie. Il s’agira plus particulièrement de réfléchir sur l’existence d’effets de lieux, c’est-à-dire de modes d’habiter qui pourraient être catégorisés comme vulnérables ou non en fonction des localisations où ils se trouvent. Nous nous demanderons aussi dans quelle mesure la mobilité, comme capacité à jouer sur plusieurs lieux d’ancrage, avec une mobilisation de ressources associées à ces lieux, constitue pour des individus et des groupes une réponse pour se prémunir à la fois de difficultés à se loger et de politiques publiques contraignantes.

Pour amener ce double questionnement spatial, sur les lieux et sur la mobilité, nous proposons plusieurs interventions qui reposent sur des terrains situés au Nord, comme au Sud où s’observe et une « vulnérabilité résidentielle » et une mobilité de leurs occupants.