Les habitants acteurs de la renovation urbaine

Ouvrage collectif portant sur la place et le rôle des habitants dans les opérations de rénovation urbaine. Cet ouvrage s’inscrit dans la continuité d’un colloque s’étant déroulé à Cergy en novembre 2011.

Economie immobilière et des politiques du logement, éditions de Boeck, collection « Ouvertures économiques »

Cet ouvrage fournit le cadre économique du fonctionnement des marchés immobiliers, sous tous leurs aspects, consommation, investissement, production, financement, dynamique.
Il fournit également une analyse économique des politiques du logement sous l’angle du développement durable: secteur locatif social, aides personnelles, aides à l’investissement privé et à l’épargne.

Sous la direction de  Monique Membrado et Alice Rouyer, Habiter et vieillir. Vers de nouvelles demeures, édition Erès, 2013

Comment vivrons-nous « chez nous » quand nous serons nombreux à entrer dans le grand âge ? Cet ouvrage explore les manières d’habiter des personnes vieillissantes, leurs souhaits, leurs difficultés et fait part d’expériences innovantes pour la réalisation d’un cadre de vie adéquat.
Les définitions du « chez-soi » sont multiples : entre les « chez soi » de toujours, construits dans son histoire personnelle et familiale, les mobilités et les diverses résidences, les choix entre rester ou partir, les déménagements ailleurs ou chez l’autre, la rupture vers la maison de retraite puis les débats sur les nouveaux lieux du vieillir et les alternatives possibles entre domicile et hébergement collectif. Une question centrale les traverse : comment préserver son sentiment d’exister, sa place dans l’espace environnant et au milieu des autres, comment continuer à être reconnu jusqu’au bout de la vie quand la fragilité survient ?

Rodolphe Dodier. Avec la collaboration de Laurent Cailly, Arnaud Gasnier et François Madoré,Habiter les espaces périurbains, Rennes, PUR, juillet 2012.

Cet ouvrage analyse en profondeur les comportements des ménages périurbains. Les choix résidentiels se construisent par une tension entre des aspirations pour un mode de vie ou des aménités environnementales et des contraintes induites par la réalité des marchés fonciers, immobiliers et de l’emploi. Les pratiques spatiales des habitants, articulant travail, consommation, loisirs, sociabilités, montrent également l’importante diversité des rapports à l’espace et aux autres, ainsi que la complexité de la formation des modes d’habiter. L’objectif est bien de saisir l’essence même de la périurbanité, qui caractérise aujourd’hui plus d’un français sur quatre.

Sous la direction d’Annabelle Morel-Brochet et Nathalie Ortar, La fabrique des modes d’habiter. Homme, lieux et milieux de vie, Paris, L’Harmattan, collection « Habitat et sociétés », juin 2012, 316 p. (plus d’informations)

L’ouvrage rassemble des approches pluridisciplinaires empiriques et qualitatives qui proposent une appréhension fine et incarnée de la fabrique des modes d’habiter. Pour cela, il offre une plongée au cœur de l’univers mental et matériel de l’habitant, plongée éclairante pour comprendre les ressorts de ses choix résidentiels, de ses pratiques spatiales, de sa relation aux lieux qu’il traverse, occupe, transforme, qui l’encombrent ou l’aident à vivre.
Ce qui unit les auteurs et les textes est une conduite de l’observation, attentive aux significations des singularités, aux poids des détails et du caché, à la complexité des choix et des délibérations intérieures pour habiter et être bien. L’objectif de l’ouvrage est d’inviter le lecteur à cheminer avec l’habitant, à l’intérieur de lui pour comprendre comment il habite et pourquoi. L’ouvrage déroule l’articulation depuis les dimensions les plus intérieures, les plus intimes des modes d’habiter jusqu’aux dehors et aux ailleurs. La première partie explore la biographie de l’habitant, son âme et son corps pour dévoiler la part sensible de ce qui le guide dans la construction de son mode d’habiter et dans ses désirs d’espace. La deuxième partie présente plusieurs contextes de mise à l’épreuve de l’habitant et de son mode d’habiter. La troisième partie aborde la relation entre les propriétés matérielles des dehors, leurs plasticités et les appropriations qu’elles permettent ou interdisent. La quatrième partie enfin, examine le temps et l’espace de l’ailleurs et du hors-quotidien à la fois dans les manières d’être et d’y être par le corps, la pensée, les objets.
Avec les contributions de : Irène Dos Santos, Pauline Frileux, Blandine Glamcevski, Christophe Granger, Lucile Grésillon, Anne Jarrigeon, Julien Langumier, Nicole Mathieu, Annabelle Morel-Brochet, Nathalie Ortar, Magali Paris, Elsa Ramos, Caroline de Saint Pierre, Cécile Vignal.

Céline Barrère et Claire Lévy-Vroelant,  Hôtels meublés à Paris: enquête sur une mémoire de l’immigration, aux éditions Créaphis.

Présentation de l’éditeur

« Ce livre résulte d’un pari ambitieux : saisir les hôtels meublés parisiens comme des lieux de mémoire. (…) À interroger habitants et hôteliers, l’oubli et le souvenir alternent dans un présent hanté de passé et d’avenir. Mais comment la mémoire pourrait-elle prospérer dans ces lieux alimentés par l’immigration, marqués par la domination et, bientôt, défaits par la destruction ou la réaffectation à d’autres fonctions plus lucratives ? (…) Nous sommes allées y voir de plus près, assurées du soutien des penseurs de la mémoire, ses théoriciens d’abord, historiens et sociologues, ses passeurs ensuite, écrivains et muséologues (…) L’imminence de la disparition des hôtels meublés et du milieu qu’ils constituent n’a pas peu compté dans notre détermination de pousser toujours plus loin une investigation pourtant interminable au sens premier du terme. (…) Nous savions que l’hôtel meublé était le premier logement de l’étranger, qu’il vienne de la province voisine ou d’au-delà des frontières. Nous savions que le nombre d’établissements était passé, en trois quarts de siècle, de plus de 20 000 à moins de 800, de 230 000 chambres à un peu plus de 18 000. (…) Fortement marqué par le stigmate, l’hôtel, lieu paradoxal, est aussi objet d’idéalisation et de nostalgie. Toile de fond de mythes et de légendes urbaines à travers la chanson, le cinéma et la littérature, il est aussi, de par les gens qui le traversent et l’habitent, le dépositaire de vies d’ici et d’ailleurs et, par là même, profondément ancré dans l’urbanité de la capitale : des lieux de culture en d’autres termes. (…) Les histoires de migration qui y ont eu cours ont pour le moment une existence faible au sein des causes mémorielles entendues, mais elles existent dans les récits des hôteliers et des clients comme dans les textes littéraires qui s’y rapportent. »